Information sur la réforme de l’agrément et du certificat individuel pour les distributeurs, que faire ?

La mise en œuvre du plan Ecophyto 2018 renforce les obligations pour toute entreprise ou personne vendant des produits phytopharmaceutiques (en particulier en ce qui concerne la formation au travers de l’axe 4 du plan Ecophyto 2018).
De nombreux textes sont parus dernièrement en particulier le décret n°2011-1325 du 18 octobre 2011, publié le 20 octobre au JORF, « fixant les conditions de délivrance, de renouvellement, de suspension et de retrait des agréments des entreprises et des certificats individuels pour la mise en vente, la distribution à titre gratuit, l’application et le conseil à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques ».
Cliquez ici pour accéder directement au décret.
  • Au niveau de l’entreprise

Que cela signifie-t-il pour mon magasin ?

Votre entreprise doit impérativement, si ce n’est déjà pas le cas, disposer d’un agrément pour la distribution et la vente des produits phytopharmaceutiques (même pour des produits non classés).

L’agrément s’obtient auprès du Préfet de région sous réserve de remplir les conditions suivantes :
1. détenir une assurance en responsabilité civile professionnelle pour son activité
2. détenir une certification d’entreprise obtenue auprès d’un organisme agréé dont la liste n’est pas encore connue
3. avoir un nombre suffisant de collaborateurs titulaires d’un certificat adapté à leur fonction

Un calendrier de mise en place de ces exigences  a été établi qui est détaillé ci-après. Il convient de retenir que d’ici au 1er octobre 2013 toutes les mesures nécessaires devront avoir été mises en œuvre pour être en conformité tant au niveau entreprise qu’au niveau individuel

Comment obtenir la certification de mon entreprise ?

Cette certification s’obtient après audit par un organisme agréé et validation par cet organisme que l’entreprise suit bien le référentiel d’organisation générale et le référentiel spécifique de l’activité.

Ces référentiels sont à paraître et devraient en particulier contenir des obligations quant à la gestion des linéaires, à la présence de personnel certifié….
  • Au niveau du collaborateur
Qui doit avoir un certificat individuel ?

Les employés de votre magasin (ou vous-même) qui dispensent des conseils sur les produits phytopharmaceutiques et en commercialisent doivent impérativement disposer d’un certificat individuel adapté à leur activité (temporairement appelé entre 2009 et 2011 le Certiphyto).
Il existe au total 7 catégories de certificats possibles. Pour l’activité  de distribution vente de produits phytopharmaceutiques amateurs il s’agit de celui portant la mention « Mise en vente, vente des produits phytopharmaceutiques » - produits grand public (arrêté du 21 octobre 2011, publié le 22 octobre 2011 au JORF). Vous trouverez le texte complet en cliquant ici.

Dois-je demander un certificat individuel si j’ai déjà mon DAPA ?

1/ Jusqu’au 31/12/2011 il est possible de demander soit le DAPA « ancienne formule » soit un certificat individuel.

2/ Pour les personnes titulaires d’un DAPA en cours de validité, celui-ci reste valable jusqu’à son échéance.
Ne pas oublier 3 mois avant sa fin de validité de procéder à son renouvellement en précisant dans sa demande le certificat individuel adapté à son activité.

Comme le DAPA, le certificat individuel est valable pendant 5 ans, il est important de demander un renouvellement de ce dernier 3 mois avant la date d’expiration.

3/ Si vous ne disposez pas d’un DAPA (Certificat de qualification pour les Distributeurs et Applicateurs des Produits Antiparasitaires à usage agricole et des produits assimilés), il est urgent que vous obteniez le certificat individuel.

Comment obtenir le certificat individuel?

Trois voies s’offrent à vous afin d’obtenir ce certificat.
-    Voie 1 : Sur diplôme obtenu il y a moins de 5 ans (cf liste arrêté du 21 octobre 2011, publié le 22 octobre 2011 au JORF.) Cliquez ici pour accéder au JORF du 22 octobre 2011.
-    Voie 2 : Obtention à l'issue d’une formation de 3 jours délivrée par un organisme habilité à la dispenser (liste de ces organismes de formation non encore publiée).
-    Voie 3 : Obtention à la suite d’un test type QCM passé dans les locaux d’un organisme habilité à faire passer ce test (liste de ces organismes de formation non encore publiée). Si test non concluant, une formation sera demandée.

Il est important de noter que la validation d’acquis d’expérience par soumission d’un dossier n’est plus possible !

Il existe des passerelles entre les différentes catégories de certificat.

Par ailleurs, il est important de préciser que les certificats obtenus sur titre seront renouvelés après un test QCM positif.

Comment renouveler le certificat individuel?

Les mêmes 3 voies que ci-dessus.

Où peut-on obtenir des informations le certificat individuel?

-    Sur le site www.chlorofil.fr, mis en place par le ministère en charge de l’agriculture. Ce site recense les centres habilités à délivrer la formation permettant d’accéder au certificat individuel
-    Auprès de la direction régionale de l’agriculture et de la forêt (DRAF) dont dépend votre point de vente.
  • Calendrier de mise en place de ces nouvelles exigences
Si votre entreprise a déjà l’agrément ancienne version (Loi de 1992) :
•    Jusqu’au 30/09/2012 : l’agrément pour la distribution des produits phytopharmaceutiques est subordonné à :
     - la présence d’une personne possédant un certificat individuel ou un DAPA pour 10 en contact avec la clientèle et/ou les produits
     - et une assurance responsabilité civile (= même obligation qu’avant = loi de 1992)
•    A partir du 1er octobre 2012 :
     - Idem que ci-dessus + obligation d’avoir signé un contrat avec un organisme certificateur accrédité COFRAC pour ce programme et habilité par la DGAL (ministère de l’agriculture) (liste de ces organismes de certification non encore publiée).
•    Au plus tard le 1er octobre 2013, répondre à tous les critères c'est-à-dire :
     - Assurance responsabilité civile
     - + Certification d’entreprise
     - + Nombre suffisant de personnel avec un certificat individuel.

Si votre entreprise n’a pas encore l’agrément car non soumis à la Loi de 1992 (car par exemple, aucun produit classé Dangereux pour l’environnement dans vos linéaires)
•    Jusqu’au 30/09/2012 l’agrément pour la distribution des produits phytopharmaceutiques est subordonné à une assurance responsabilité civile
•    A partir du 1er octobre 2012 :
     -  Une assurance responsabilité civile
     - Obligation d’avoir signé un contrat avec un organisme certificateur accrédité COFRAC pour ce programme et habilité par la DGAL  (ministère de l’agriculture) (liste de ces organismes de certification non encore publiée)
     - et avoir une personne possédant un certificat individuel ou un DAPA pour 3 en contact avec la clientèle et/ou les produits
•    Au plus tard le 1er octobre 2013, répondre à tous les critères c'est-à-dire :
     - assurance
     - + Certification d’entreprise
     - + nombre suffisant de personnel avec un certificat individuel.
  • Pour rappel : le registre
Cette disposition n’est pas une nouveauté. Elle était déjà prévue dans les textes précédents mais il est important de rappeler ce que ce document doit contenir et pourquoi. Rappelons également que la mise à jour régulière d’un registre et la transmission des bilans (aux agences de l'eau) sont obligatoires.

Contenu du registre pour tous les distributeurs :
-    Nom commercial du produit ;
-    Numéro d’AMM
-    Quantité vendue ou distribuée (en litres ou en kilogrammes)
-    Montant de la redevance correspondante, s’il y a lieu

En plus pour les distributeurs de produits pour les professionnels des espaces publics :
-    Numéro de la facture
-    Code postal de l’utilisateur final
-    Référence du justificatif attestant de la qualité de l’utilisateur professionnel

Ce registre nécessite une mise à jour régulière et se conserve pendant 5 ans. Les registres sont compilés en un document unique appelé le bilan, qui se tient de janvier à décembre (année civile). Le bilan doit être communiqué aux agences de l’eau (et aux offices de l’eau intéressés) avant le 1er avril.


Pour plus de renseignements, merci de contacter par mail Émilie Basuyau : emiliebasuyau@upj.fr

Organisation generale certification ets (Données, 39Ko)
Decret Certiphyto 2011 1325 (Pdf, 250Ko)
Arrete Certiphyto 22102011 1 (Pdf, 254Ko)
Arrete Certiphyto 22102011 2 (Pdf, 293Ko)
Arrete Certiphyto 22102011 3 (Pdf, 186Ko)
Arrete Certiphyto 22102011 4 (Pdf, 263Ko)
Alerte UPJ Distri VDEF nov 2011 (Pdf, 346Ko)

Télécharger tous les documents dans un fichier compressé
 

RAPPEL : Application de la directive 1999/45 CE – Pas de panique en cas de contrôle

Ré-étiquetage des produits phytosanitaires dans vos rayons

  • Qu’est-ce que la directive 1999/45/CE et qu’implique-t-elle pour mon magasin ou ma structure de distribution ?

La directive 1999/45/CE (classement et étiquetage des produits de protection des cultures de synthèse ou d'origine naturelle) et les différentes modifications de la directive 67/548 (classement et étiquetage des substances) ont abouti à des modifications de classement des produits phytopharmaceutiques ; en particulier le nouveau classement N dangereux pour l'environnement.

Les produits phytopharmaceutiques sont soumis à une autorisation de mise sur le marché (AMM), or les autorités n'ont pas modifié les AMM des fabricants suite à l'implémentation de ces nouvelles réglementations, et ce, malgré l’envoi par les firmes en 2003 des propositions de nouveau classement. Les firmes sont responsables du classement de leurs produits et ont anticipé un "auto classement", comme expliqué ci-dessus.

Le Conseil d'Etat en date du 26 mai 2010 a rendu une décision qui confirme l'avis au JO de 2008 obligeant ainsi les sociétés à ré-étiqueter.

En date du 2 août 2010, les services de l'Etat (DGAL et DGCCRF) ont fait savoir qu'à compter du 1er janvier 2011 tous les étiquetages devaient être conformes à la directive 1999/45/CE.

Les sociétés membres de l’UPJ ont appliqué cette obligation en modifiant au plus vite les étiquettes concernées.


  • Que risque-t-il de se passer dans mon magasin ?

Nous avons essayé d'obtenir de l'administration, à travers l’UPJ (le syndicat des fabricants et distributeurs de produits de protection des végétaux pour le jardin), des délais pour les produits en rayon mais jusqu'à présent aucun délai n’a été officiellement accordé; ce qui explique certains contrôles en magasin.


  • L’engagement des sociétés adhérentes à l’UPJ

Pour répondre à ces contrôles, les sociétés s’engagent à ré-étiqueter les produits concernés.

Chaque commercial des sociétés adhérentes à l’UPJ (Union des entreprises pour la Protection des Jardins et des espaces publics) est averti de la situation et en charge de ce ré-étiquetage.


  • Que faire en cas de contrôle par les services de la DGCCRF ?

Ainsi en cas de contrôle, nous conseillons le magasin à se mettre en relation avec le commercial de son secteur pour organiser le ré-étiquetage dans les délais qui seront indiqués par le contrôleur de la DGCCRF qui ne devrait pas dresser de procès verbal dans un premier temps.


Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

Contact UPJ :

Emilie Basuyau – emiliebasuyau@upj.fr