L'abeille (Apis mellifera)
Printemps, mais plus particulièrement pendant les périodes où la température est au-dessus de 12-15°C.
Qui ne connait pas les abeilles ? Ces précieux insectes pollinisateurs ? Dans des régions tempérées, elles assurent jusqu’à 85% de la pollinisation des plantes à fleurs. Elles récoltent le pollen qui lui sert à nourrir ses larves mais également à fabriquer le précieux nectar très nutritif que les français adorent consommer : le miel. Travailleuse acharnée, avec ses poils branchus, ses peignes et ses corbeilles, tout son corps et son comportement ont évolué dans ce but précis : recueillir le pollen. D’ordinaire très active au printemps, elle se réveille plutôt en fin d’hiver et commence son travail de butineuse afin d’assurer la survie de toute la ruche.
Contrairement à la guêpe, l’abeille n’est pas un insecte « agressif » et n’attaque qu’en véritable cas de danger. Ne vous approchez pas trop des ruches, car elles en sont les gardiennes : elles protègent les larves et leur reine (il n’y jamais qu’une reine dans une ruche, qui donne naissance aux larves). De même qu’il est préférable de faire appel à un professionnel (une entreprise, un apiculteur) si l’essaim est situé à une trop grande proximité de votre habitation. Eux seuls pourront vous donner les conseils précieux ou effectuer une intervention afin de les déplacer.
Malgré leur immense travail pour préserver la biodiversité, elles disparaissent de plus en plus des campagnes et ont besoin d’un abri-relai dans les jardins, évitez de les chasser et ne les dérangez pas pendant l’hiver.
Toutes les plantes à fleur
Installez des plantes à floraison précoce dans vos jardins, ainsi que des plantes à floraison tardive (comme le lierre) pour qu’elles se sustentent entre la fin de l’hiver et le début de l’automne.
Débutant son activité ouvrière de plus en plus tôt dans la saison, il serait bon de l’aider un peu en plantant dans votre jardin des plantes vivaces et des arbustes à floraison précoce (chèvrefeuille d’hiver par exemple) car cela lui permettra de survivre jusqu’aux premières éclosions du printemps, véritable saison de son activité.
Pendant le printemps, multipliez l’installation de fleurs sauvages, dont elles raffolent. Les fleurs dans votre jardin sont sa première source de nourriture. Elles sont plus particulièrement actives entre le printemps et l’automne et ralentissent voire cessent leur activité quand les températures diminuent considérablement.
On observe de plus en plus l’installation par des associations ou des sociétés de ruches dans les villes, sur le toit des immeubles, car il semblerait que les abeilles se plaisent dans les zones urbaines.
Si vous avez un essaim dans votre jardin, n’y touchez pas, les abeilles sont pacifiques et ne piquent que pour se défendre. Une coexistence pacifique peut s’installer entre les différents habitants de votre jardin et vous-même.
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L’aphidius (Aphidius ervi)
Du printemps jusqu’à la fin de l’automne.
Cet insecte fort utile passe très souvent inaperçu dans vos jardin, car ils sont tous petits, à peine quelques millimètres. Sa particularité : c’est un insecte parasitaire. La femelle pond un œuf par puceron, mais peut en pondre plusieurs dizaines ! La larve consomme l’intérieur du puceron pour se développer. L’hôte va mourir et de son cadavre, la larve de l’aphidius sortira et prendra sa forme adulte. Les adultes ont une durée de vie est extrêmement restreinte : 10 jours seulement.
Dotés d’ailes, ils volent sur de très courtes distances.
Ses proies favorites : le puceron vert de la tomate, le puceron de la digitale et le puceron vert du pêcher.
Les plantes de votre potager et les arbres fruitiers de vos jardins.
Afin de les attirer au jardin, les auxiliaires ont besoin de ravageurs. Ils ont besoin de plantes relais comme la capucine qui va attirer les insectes nuisibles, et la plante libèrera une substance qui attirera les insectes auxiliaires.
Conservez également des plantes sauvages, n’hésitez pas à créer un parterre de fleurs sauvages pour attirer les auxiliaires et les laisser se reproduire toute l’année dans vos jardin.
Crédit Photo: Société Scotts SAS
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Le bourdon terrestre (Bombus sp.)
Toutes les plantes à floraison, et aussi celle à floraison précoce. C’est un insecte utile car un grand pollinisateur. Il semble qu’ils soient également utilisés dans les serres pour la pollinisation des plantes fruitières.
Dès le mois de février jusqu’à la fin de l’automne.
Il est facilement reconnaissable dans vos jardin : deux fois plus gros qu’une abeille, il est « velu », rayé noir et jaune, avec son derrière tout blanc. Cette particularité de « cul blanc » est à attribuer aux femelles qui souvent besognent sans relâche avant de devenir reine. On l’entend arriver avant de le voir, le plus souvent. On les voit apparaître dès le mois de février, ils sont moins frileux que les abeilles. Ils se nourrissent du pollen des fleurs ornementales mais adorent également le nectar des plantes dans votre potager. Unr « prairie fleurie » leur assure de quoi se nourrir entre le printemps et la fin de l’automne.
Les bourdons femelles ont un dard mais n’ont pas, tout comme les abeilles, un comportement agressif. Elles ne piquent que quand elles se sentent menacées si vous vous approchez trop d’eux pendant leur travail ou si vous approchez trop près de leur nid.
S’ils ont un comportement de pollinisateurs, et qu’ils fondent des nids, ils ne produisent pas de miel comme les abeilles. Ils récupèrent le pollen afin de nourrir leurs larves.
En effet, les bourdons nichent dans des trous dans le sol. Ils profitent par exemple d’un terrier de mulot pour installer une colonie qui peut parfois comporter jusqu’à 400 individus. Il lui arrive également de profiter d’un trou dans le plancher de la cabane du jardin pour se nicher et fonder leur colonie.
- Les faire venir et les garder
Les bourdons sont dans la nature. Pour les faire venir, il faut bien sûr installer des plantes qui donneront des fleurs, même précocement, comme les chatons de saule, le prunellier, le lamier pourpre, les pissenlits les pulmonaires. Grands amateurs de fleurs des champs également, n’hésitez pas à semer une parcelle de fleurs sauvages dont ils pourront se repaître. Par ailleurs, cela vous permettra également de délimiter en partie leur « terrain de jeu » si vous les craignez ou plutôt si vous craignez leur piqûre.
Évitez également les retournements de terrain pendant l’hiver ou au début du printemps, c’est à ce moment là qu’ils fondent leur colonie et ils peuvent devenir agressifs s’ils sont dérangés par une menace humaine. N’oublions pas qu’ils se nichent sous la terre.
Si vous observez un nid de bourdons dans une cabane de jardin, et que vous jugez que vous dérangez ces insectes, n’intervenez pas vous-même, faites appel à un professionnel qui sont formés et habilités à déloger vos locataires indésirables.
Évitez de les chasser, ils sont extrêmement utiles dans votre jardin.
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Le cantharide (Cantharis sp.)
Les pucerons, chenilles et autre insectes à corps mou.
Du printemps à fin été.
Contrairement aux carabes, les cantharides arborent des couleurs vives telles que le jaune (et noir) ou l’orange. S’ils ne sont pas nuisibles dans les jardins, ils disposent d’une fascinante capacité d’autodéfense : elles peuvent libérer une partie de leur sang qui une fois projeté sur leur prédateur les repoussera (liquide assimilé à l’acide). Ces insectes vivent bien souvent en colonies, et ne sont pas des individus isolés.
Certaines espèces comme la cantharide officinale ont des facultés assez exceptionnelles et qui méritent d’être mentionnées : ces insectes ont été longtemps utilisés en pharmacie, car tous les pores de leur corps sécrètent une substance toxique qui lui permet de se défendre lors d’attaques de prédateurs. Elle est également facilement reconnaissable à l’odeur désagréable que cet insecte dégage. Ce poison est très redoutable car sur les humains, il peut provoquer des brûlures et d’autres dégâts plus importants si le poison est en contact avec les yeux. On l’utilise comme emplâtre, quand l’animal est broyé en poudre afin de lutter contre de nombreuses affections. Les usages en cuisine et en pharmacie restent à ce jour encore divers et nombreux.
Attention aux dérapages : cette espèce, la femelle de la cantharide officinale pond ses œufs dans les colonies d’abeilles solitaires et les individus, au stade larvaire, se nourrissent des œufs et du miel produit par les abeilles. Elles peuvent occasionner de gros dégâts chez les abeilles.
On les trouve sur le lilas, le frêne, le troène, le seringa.
Ces insectes sont essentiellement terrestres, les larves s’installent dans le sol et sont de redoutables prédatrices et elles se nourrissent de petits ravageurs souterrains. Au stade adulte, on les rencontre souvent dans les fleurs de nos massifs, car ils se nourrissent du pollen et du nectar.
Créez-leur un environnement favorable et propice à leur installation. Ils raffolent d’endroit où se cacher, installez donc les paillis au pied des arbres, laissez un tas de feuilles séchées, des morceaux de bois ou des pierres dans votre jardin. Installez également une haie si vous n’en avez pas, car comme de nombreux autres auxiliaires, vous leur offrirez ainsi un refuge sûr contre les prédateurs.
Il n’est pas possible de s’en procurer autrement que dans la nature. Alors préservez au maximum leurs habitats, ne les écrasez pas, ils seront vos précieux amis au jardin. Privilégiez également les fleurs dont le nectar est riche et aménages des espaces où ils pourront se cacher de leurs prédateurs.
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Le carabe (Carabus Auratus)
Les vers, chenilles, limaces et escargots, larves d’insectes, pucerons.
Du printemps à fin été.
Une de leurs particularités repose sur le fait qu’il existe un nombre très important de formes et de couleurs des caribes. En France, on recense 4 espèces qui se sont installés dans les forêts, jardins, les zones montagneuses et marécageuses, et les prairies. Le carabe le plus souvent rencontré est le « carabe doré ». Contrairement aux scarabées, ils n’occasionnent pas de dégâts dans vos jardins et serons de précieux alliés.
Certaines espèces peuvent vivre jusqu’à 3 ans et sont également friandes de larves de doryphores et de nymphes de charançons. Les femelles pondent environ 50 œufs. Lors de la prédation, les carabes saisissent leurs proies et dégagent une sécrétion digestive avant de les consommer.
Ils peuvent se déplacer dans un rayon de 70 mètres environ. Si vous disposez d’un grand jardin, il restera un fidèle ami et n’en sortira pas, si, par ailleurs, vous favorisez son installation.
Ils sont sensibles aux plantes du potager et en particulier aux légumineuses (petits pois, fèves).
Ces insectes sont essentiellement terrestres, ils disposent certes d’ailes mais elles sont atrophiées et ils ne peuvent donc pas voler. Ainsi, leur terrain de chasse est la surface au sol et bien évidemment votre jardin. Il leur arrive également de monter dans les arbres à la recherche de nourriture. En outre, il se déplace rapidement grâce à ses pattes courtes.
Leur action principale est de s’attaquer aux larves de coléoptères, chenilles de pucerons, de limaces et d’escargots. S’il s’installe à proximité d’un potager, vous serez alors débarrassé de vos limaces et de vos escargots, mangeurs de salades.
Attention aux accidents, il est possible que les carabes s’attaquent également aux vers de terre… Ces derniers sont souvent à la base du régime alimentaire de nombreux auxiliaires (oiseaux, autres insectes, reptiles…) et le carabe ne fait pas exception concernant ce sujet.
Vous les verrez peu dans les jardins, car ils agissent la nuit et sont sensibles au soleil. Ils se terrent sous le sol au moment des grosses chaleurs ou des périodes de sècheresse.
Ils raffolent d’endroit où se cacher, installez donc les paillis au pied des arbres, laissez un tas de feuilles séchées, des morceaux de bois ou des pierres dans votre jardin. Installez également une haie si vous n’en avez pas encore, pour qu’il puisse se cacher de certains de ses prédateurs. D’autres part, vous pourrez également les trouver si vous soulevez une souche morte ou sous des pierres.
Préservez leurs habitats, ne les écrasez pas, ils seront vos précieux amis au jardin. Favorisez l’installation d’espaces pour qu’ils restent dans votre jardin. Si vous avez un potager, ils vous rendront de nombreux services.
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Les cécidomyies prédatrices (Aphidoletes aphidimyza)
Les pucerons, acariens, cochenilles, aleurodes et psylles.
De l’été à l’automne
Les cécidomyies ressemblent à des moustiques, mais ce sont des petites mouches qui ne piquent pas et sont très utiles dans les vergers et dans les potagers. Elles ont pour habitude de sortir la nuit, car elles sont attirées par l’odeur du miellat des pucerons. Ils pondent leurs œufs dans le corps des insectes ravageurs. Les larves se nourrissent du corps même de l’hôte en le parasitant. En sortant du corps qui les a accueillis, les larves sont voraces et se délectent de leurs proies favorites. Elles atteignent, à l’âge adulte la taille de 2,5 mm.
On les trouve dans les vergers, mais également les cultures légumières.
Les larves hibernent l’hiver dans un cocon, dans le sol.
Aménagez un coin d'orties, très appréciées par les pucerons qui attireront des cécidomyies.
Leur laisser des abris en hiver pour qu'elles y hibernent : zones en terre nue, ou paillez le pied de vos arbres ou encore votre potager.
Les cécidomyies prédatrices sont vendus au stade larvaire ou au stade d'œuf, ce qui évite qu'ils s'envolent.
La dépose de ces larves doit se faire très délicatement, le plus près possible des colonies de pucerons, à l'aide d'un pinceau fin, pour ne pas blesser les larves.
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Les chrysopes et hémérobes (Chrysopa carnea et hemerobius)
Les pucerons, œufs de lépidoptères, jeunes chenilles, acariens, cochenilles, aleurodes, œufs de psylles
De juin à Septembre
Leur corps a une forme effilée de couleur verte, qui les protège de leurs prédateurs quand eux-mêmes se posent sur les plantes. Ils sont attirés par la lumière très souvent.
Les hémérobes ressemblent à des chrysopes et sont très utiles dans les vergers et dans les potagers et sont bien souvent de couleur noire.
Les œufs sont accrochés à des fils et ressemblent à des ballons gonflés à l’hélium des fêtes foraines (on appelle cela des pédoncules)… Le « fil » est fixé au végétal et les œufs pondus sont à l’abri des prédateurs. Les chrysopes ont une mandibule en forme de pince et sucent le contenu de leurs proies tout comme les hémérobes.
Les larves sont plus prédatrices que les adultes. Les adultes passent l’hiver au repos (comme en hibernation) dans des endroits humides et cachés, mais leur population diminue considérablement l’hiver.
Ils sont également la base alimentaire d’autres auxiliaires comme l’araignée ou les oiseaux.
On les trouve dans les arbres fruitiers, les potagers, elles trouvent refuge dans les champs de pommes de terre, les betteraves et la vigne. Au cours de leur stade larvaire, les chrysopes peuvent sucer jusqu’à 500 acariens et pucerons. En une heure, elles peuvent engloutir 30 à 50 pucerons.
Les chrysopes passent l’hiver sous leur forme adulte, plus résistante que la forme larvaire. Les hémérobes passent l’hiver sous leur forme larvaire, contrairement aux chrysopes, qui périssent souvent au stade adulte à cette période de l’année. Elles s’abritent parfois même dans les greniers.
Privilégiez des espaces d’arbres comme le noisetier, érables, tilleuls, et buissons. Des endroits qui sont les proies d’insectes ravageurs très souvent. Laisser un coin d'orties, très appréciées par les pucerons qui attireront des hémérobes.
Les hémérobes et les chrysopes sont vendues au stade larvaire ou au stade d'œuf, ce qui évite qu'ils s'envolent.
Privilégiez les « hôtels pour insectes », véritable lieux d’accueil pour les auxiliaires. La dépose de ces larves doit se faire très délicatement, le plus près possible des colonies de pucerons, à l'aide d'un pinceau fin, pour ne pas blesser les larves. Il est également possible de trouver dans le commerce des petites boîtes qui les abritent mais qui peuvent s’ouvrir et être fixées sur les branches des plantes infestées par les ravageurs.
Elles adorent s’abriter dans les troncs d’arbres car elles sont à proximité des pucerons, et attirées par l’odeur de leur miellat. Où peut-on les trouver autrement ? Sur les toits et les murs végétalisés des maisons, mais également dans les greniers non chauffés pour passer l’hiver.
Crédit photo: Hélène de Bélem Martin
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Les coccinelles (Adalia 2-punctata / Adalia 10 puctata / Propylea 14-punctata / Cocconella 7-punctata)
Les larves de pucerons et les pucerons, acariens, cicadelles, cochenilles
D’avril à octobre
Surnommée la bête à bon Dieu, cet insecte de la famille des coléoptères tire son nom du latin coccinus : «écarlate», qui correspond à la couleur de ses deux élytres abritant deux ailes de couleur noire. Cependant, selon les espèces, leur taille, leur couleur et le nombre de points sur leur dos peut changer : corps jaune, rouge ou noir, points rouge, noirs ou blancs parfois.
Les couples de coccinelles s'accouplent au printemps et la femelle dépose ses œufs sur une feuille envahie de pucerons. La métamorphose de la coccinelle comporte quatre stades: d'œuf, de larve, de nymphe et adulte. En une vie, la coccinelle peut donner naissance à des milliers de larves, insectivores. Il y a une à deux générations annuelles et une période de repos estivo-hivernale sous forme d’une diapause des adultes. Les larves ressemblent généralement à des insectes de forme allongée dont le dos est recouvert de petites cornes, avec des points jaunâtres. Leur forme adulte diffère totalement du stade larvaire.
Les plantes infestées par les pucerons : rosiers, capucines, fèves, pêchers, cerisiers, etc.
Les plantes infestées par les cochenilles farineuses : un grand nombre de plantes d'intérieur dont les cactées ainsi que les cultures légumières.
Les adultes et les larves sont des prédateurs énergétiques au printemps lorsque la température est supérieure à 15°C.
Leur consommation peut alors atteindre jusqu'à 60 pucerons par jour.
Aménagez un coin d'orties, très appréciées par les pucerons qui attireront des coccinelles et pourront se régaler de leurs proies favorites.
Leur laisser des abris en hiver pour qu'elles y hibernent : vieilles pierres, feuilles mortes, vieilles écorces…
Les coccinelles sont vendues sont encore au stade larvaire ou au stade d'œuf, ce qui évite qu'elles s'envolent.
La dépose de ces larves doit se faire très délicatement, le plus près possible des colonies de pucerons, à l'aide d'un pinceau fin, pour ne pas blesser les larves. Il est également possible de trouver dans le commerce des petites boîtes qui les abritent mais qui peuvent s’ouvrir et être fixées sur les branches des plantes infestées par les ravageurs.
Badigeonner également chaque pied de plante infestée de pucerons d'un produit gluant, bande collante, glu, pour empêcher les fourmis de monter dans l’arbre. En effet, ces dernières vont « traire » les pucerons pour récupérer le miellat produit. C’est ce que l’on appelle le mutualisme. En échange, les fourmis vont protéger les pucerons.
Par exemple, les coccinelles n’iront pas pondre là où se trouvent le couple « fourmis-pucerons ».
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Les fourmis (Formicidae)
Les fourmis sont des insectes sociaux, c'est-à-dire qu’ils vivent en groupes appelées fourmilières. Ils établissent leur habitat dans différents types de sols (sous des pierres, une touffe de plantes, dans la terre directement), mais dans un endroit stable. Une colonie peut contenir jusqu’à plusieurs milliers d’individus.
On les voit partout ! Elle rentre parfois dans les habitats à la recherche de nourriture.
Les fourmis se développement par métamorphose complète, en passant par quatre stades successifs : œuf, larve, nymphe puis adulte.
On les reconnait car leur morphologie est particulièrement caractérisée : elles ont un corps noir, et l’abdomen et rattaché au reste du corps par un pétiole qui apporte une plus grande mobilité à l’insecte (un peu comme la guêpe, qui affiche une « taille de guêpe »).
Les fourmis sont donc organisées en société, c'est-à-dire qu’il existe des castes pour les différents individus de la colonie : les jeunes ouvrières œuvrent au bon fonctionnement de la colonie, qui pouponnent les larves (nécessitant une grande attention, une température constante) et qui s’occupent également de la reine de la colonie, une fois adulte, elles ont la charge de collecter la nourriture, elles participent également à la construction, au maintien du nid et à sa défense. Leur organisation est à la hauteur de la réputation que Jean de la Fontaine a forgé dans ses fables : ce sont des travailleuses acharnées qui ne vivent que pour la colonie.
Les fourmis communiquent en « diffusant » des phéromones, elles « sentent » avec leurs antennes qui captent ces substances chimiques. C’est ainsi qu’elles sont parfois amenées à se comporter comme des « guerrières », des « éclaireuses », ou tout simplement pour reconnaître une reine.
Certaines espèces, notamment celles présentes dans les forêts sont extrêmement utiles car elles dévorent les ravageurs qui s’attaquent aux arbres, et les préservent.
Il existe de nombreuses espèces prédatrices, consommatrices primaires mais parfois, elles sont classifiées parmi les ravageurs du jardin.
- Une relation de coopération avec les pucerons
Des pucerons sécrètent un miellat, qu’ils produisent en s’alimentant de la sève de certains végétaux. Rappelons que les pucerons piquent et sucent les tiges de nombreux végétaux qui alors dépérissent voire meurent. Les fourmis sont d’une part friandes de ce miellat mais elles s’en servent également pour nourrir leurs larves. Ainsi, on peut considérer que les fourmis pouponnent également les pucerons, en les préservant d’agresseurs (que sont les autres auxiliaires qui s’en nourrissent), et en les déplaçant vers de meilleurs emplacements pour se nourrir. Il arrive parfois que des fourmis accueillent au sein de la fourmilière pour les espèces de pucerons se nourrissant des racines des plantes. Les fourmis « domestiquent » en quelque sorte les pucerons.
Des chenilles myrmécophiles ou aimant la fourmi sont mises élevés comme du bétail par ces dernières. Tel les bergers, les fourmis les rentrent dans la fourmilière la nuit et les sortent le jour. Pourquoi ? Car ces chenilles fabriquent un miellat qui servira de base nutritionnelle aux larves.
- Des auxiliaires malgré tout !
Malgré le soin qu’elles apportent à certains ravageurs, on peut également les considérer comme des auxiliaires. En effet, elles se nourrissent de chenilles, de noctuelles et de nymphes l’été. Certaines fourmis sont particulièrement utiles dans les jardins, car elles s’attaquent exclusivement à la faune et non pas à la flore des jardins.
Mais elles sont également la base alimentaire de nombreux autres auxiliaires comme les oiseaux, la musaraigne, les araignées, et sont souvent des proies faciles pour les autres auxiliaire en particulier l’hiver, période où la nourriture se raréfie.
Dans le sud de la France, les fourmis récupèrent les graines de gazon, fraichement semées par le soin des jardiniers amateurs et réparties à même la terre afin de les stocker et de les consommer pendant l’hiver, période où la nourriture se raréfie. Mais le cas des graines de gazon n’est pas isolé, cela est valable pour toutes les graines que vous êtes susceptibles de planter. Assurez-vous qu’il n’y a pas une colonie de fourmis à proximité de vos semis…
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La guêpe (Vespidae sp.)
Mouches, chenilles, cadavres de vertébrés
Très nombreuses de juillet à septembre
Les habitués du déjeuner en pleine air le midi ou le soir la connaissent bien, car elles sont attirées par les odeurs sucrées. Nombre de fois, il faut les chasser mais en risquant la piqûre…
On les reconnait par leur forme allongée (contrairement à l’abeille qui a une forme assez trapue), elles ont quatre ailes et trois paires de pattes. Elles sont rayées jaune et noire et dotées de puissantes mandibules. Elle mesure entre 10 et 19 mm. L’expression populaire « avoir une taille de guêpe » vient principalement du fait que le corps de cet individu est articulé et resserré au niveau de la taille.
La guêpe est dotée d’un aiguillon relié à une glande à venin pour écarter ses ennemis et se défendre contre les hommes. Elle ne pique que pour se défendre mais sont alors très agressive. La guêpe, contrairement à l’abeille ne meurt pas après une piqûre. En effet, elle peut piquer à répétition, c’est en cela qu’elle est dangereuse.
Les guêpes que vous verrez dans votre jardin au printemps et au début d’été sont des guêpes ouvrières, qui mourront dès les premiers froids, de même que pour les mâles. La fonction première des guêpes est de construire un essaim afin d’accueillir toute la colonie. En effet, toutes les guêpes ne peuvent se reproduire. Mâles et femelles s’accouplent à la fin de l’été. Par la suite, la femelle fécondée « hiberne » sous la terre. Au printemps, elle est la seule à construire son nouveau nid.
Elle est naturellement présente dans les jardins, en particulier si vous possédez des arbres fruitiers car elle se délecte du sucre des fruits.
Elles s’installeront naturellement surtout si vous avez une cabane à outils ou un petit chalet dans votre jardin. Les nids y sont installés également dans les vieux murs, les talus, les arbres, parfois même à l’intérieur des maisons, dans les conduits de cheminée, et les plafonds.
Ces insectes sont des alliés du jardinier car si elles vous dérangent un peu l’été, leur travail est précieux car elles vous débarrassent de nombreux ravageurs. Elles iront certes se repaître dans vos arbres fruitiers mais c’est en somme un échange de bon procédez.
N’installez pas de piège à guêpe avec du sirop ou de la confiture, vous risquez de les exciter ou d’attirer d’autres insectes encore plus utiles, les abeilles. Ces dernières aussi sont attirées par le sucre (autrement que par le pollen des fleurs), et sont une des garantes de l’équilibre environnemental.
N’intervenez que si votre habitation est menacée par ces insectes très utiles mais dangereux si vous présenté un terrain allergique aux piqûres d’insectes.
Crédit photo: Cécile Rault
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Hyménoptères parasitoïdes (Aphelius abdominalis / Aphidius colemani / Cales noacki)
Pucerons, cochenilles, aleurodes, chenilles de Lépidoptères de coléoptères et de diptères
Printemps et été
On reconnait facilement les adultes par la présence de 4 ailes transparentes. Leur taille est d’environ 1 cm pour les plus grandes espèces ; on le confond avec des moucherons.
Les hyménoptères parasitoïdes ont cette particularité, à l’âge adulte, de piquer pour pondre leurs œufs dans le corps des pucerons, de la cochenille et des aleurodes. La larve se développe alors dans le corps de l’insecte ravageur à son détriment. Le puceron, la cochenille ou l’aleurode infesté prend alors une couleur jaune ou noir et est facilement identifiable. La nymphose a lieu dans le corps momifié de l’insecte ravageur, et la l’insecte adulte sortira en découpant un trou.
Pommes de terre, légumineux, betteraves, arbres fruitiers et cultures sous serre.
Leur cycle biologique est quasiment calé sur celui de l’invasion des pucerons, cochenilles, et aleurodes ravageurs. Ainsi, ils parasitent les colonies dès leur apparition.
Vendus sous la forme de larve dans des hôtes contaminés et momifiés. Il suffit de déposer les « momies » sur les plantes infestées et de laisser l’individu sortir de son « cocon » au bout de quelques jours.
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La libellule (Odonates)
Larves d’insectes, zooplancton
Insecte très facilement reconnaissable, avec leurs deux paires d’ailes et leurs yeux globuleux : ce sont les libellules. Vous les trouverez de toutes les couleurs et de tailles variables, et elles s’installent de préférence à proximité des points d’eau (étangs, marre, sources, rivières, etc.), lieux de reproduction. Les mâles arborent plus souvent des couleurs plus vives et éclatantes que les femelles. Elles se posent régulièrement sur les plantes, arbustes et roseaux qui bordent les lacs, fleuves, et mares. Leur vol est très léger mais certaines espèces peuvent parcourir plusieurs kilomètres, et s’éloigner des zones humides.
Elles sont carnivores et les deux antennes sont de redoutables « fourches » : elles percent le corps de leurs proies en plein vol. Leur longévité est assez courte une fois le stade adulte atteint. Elles se nourrissent ainsi de larves d’insectes près de points d’eau.
La curiosité, à propos de cet insecte, est qu’il n’existe pas de « parade nuptial » pour certaines espèces. Le mâle attend passivement qu’une femelle s’approche et procède à l’accouplement.
Le plus emblématique pour cet insecte est la manière dont il s’accouple avec la femelle. En effet, ils forment un « cœur » en s’accrochant l’un à l’autre. Le mâle saisit la femelle par la nuque et la femelle se contorsionnera en mettant son abdomen en contact avec les organes reproducteurs du mâle. Le mâle « injecte » sa semence. La femelle dispose d’une poche pour stocker les spermatozoïdes du mâle et n’est donc pas directement « fécondée ».
La ponte s’effectue dans l’eau ou sur des plantes aquatiques. Les larves sortiront et seront un temps protégées avant de sortir de l’eau pour muer. Les larves (alors au dernier stade) vont s’accrocher aux herbes hautes afin de réaliser sa dernière mue (une chrysalide se développe alors). Les jeunes adultes, dès lors qu’ils émergent et se retirent de leur enveloppe protectrice, sont très vulnérables car il leur faut plusieurs heures avant que leur corps et leurs ailes ne se sèchent et ne se solidifient.
Les libellules sont attirées par les points d’eau car elles y trouvent nourriture et pouponnières. Des herbes hautes leur permettent de se cacher des prédateurs dans la végétation. Les libellules ont pour fonction d’être un des composants alimentaires de base pour d’autres insectes ou petits mammifères dits auxiliaires.
Installez une mare, mais si votre terrain le permet, pourquoi pas un étang. L’essentiel est d’installer des plantes qui seront amenées à servir de refuges aux libellules comme les roseaux ou des herbes hautes au bord du point d’eau que vous aménagerez. Les larves pourront ainsi échapper aux prédateurs, et les adultes se réfugier par temps de pluie par exemple.
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La mante religieuse (Mantis religiosa)
Grands insectes, libellules, sauterelles, criquets
Principalement entre le printemps et la fin de l’automne.
Elles sont de couleur verte à brun la plupart du temps. Elle se caractérise par l’extrémité de ses pattes, qui se terminent par des crochets en forme de faucille. Appelées parfois « brindilles », leur couleur (verte ou brune) leur assure un camouflage dans la nature.
Que dire de cet insecte mythique connu comme étant l’insecte « mangeuse d’homme » ? Elles vivent moins d’un an et s’accouplent d’août à octobre. Sur les trois mois qui suivent, une femelle pond entre 200 et 300 œufs qu’elles enveloppent dans un cocon protecteur et ne s’en éloigne pas car il est installé près du lieu où elle passera l’hiver.
Sensibles au froid, elles s’installent plus volontiers dans les zones sèches et ensoleillées et se nourrissent d’insectes parfois aussi gros qu’elles-mêmes. Les femelles ont besoin d’un apport en protéines afin d’assurer la survie des larves.
Elles chassent principalement de jour, nous vous conseillons de planter des arbustes mais également un carré d’herbes folles ou de laisser en friche une petite partie de votre jardin pour les accueillir.
Privilégiez également les endroits où la mante-religieuse passe l’hiver : buisson, écorce, branche, pierre. Ainsi, vous leur assurez un abri pour l’hiver, et pour surveiller leurs œufs.
Crédit photo: Cécile Rault
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Les mouches tachinaires
Noctuelles, hannetons, torteuses, pyrales, hyponomeutes, piérides, doryphores
Avril à septembre
Les mouches tachinaires sont des insectes pollinisateurs et parasitaires. Elles pondent leurs œufs à l’intérieur ou sur le corps des ravageurs. La larve va se nourrir du corps du ravageur et se développera dans le corps (ou sur son corps) jusqu’à la fin du développement de son stade larvaire. L’insecte parasité mourra au moment où la larve sort et se transforme en nymphe.
Ces mouches sont très actives en période ensoleillée et chaude. En tant que pollinisatrices, elles sont très présentes sur les fleurs, dont elles se nourrissent du nectar. Elles peuvent voler, aller d’un jardin à l’autre et parcourent de grandes distances.
L’hibernation s’effectue à la l’état larvaire, soit dans le corps (ou le cadavre) de l’insecte infecté, soit à proximité de celui-ci. Les adultes meurent en automne.
Vergers, vigne, potager, pommes de terre, légumineux, céréales, betteraves.
Installez des fleurs dont le nectar est riche (ex : prairies fleuries)
Il est important d’apprendre à reconnaitre les larves des auxiliaires de ceux des ravageurs, et d’effectuer un tri précis pour être certain de ne pas détruire des chenilles de mouches tachinaires.
Accident de parcours ! Il leur arrive de parasiter d’autres auxiliaires, et insectes utiles comme le ver de terre.
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Les nématodes (Nematoda)
Limaces, vers gris, vers blancs, mouches des terreaux et carpocapses
Mai à novembre
Les nématodes sont des vers microscopiques qui parasitent leur hôte, ce qui entraîne rapidement leur mort. Ainsi éliminé, le ravageur libère d’autres nématodes qui cherchent à leur tour d’autres proies.
Ces vers, tout comme les vers de terre, sont un tube digestif vivant, composé d’une bouche et d’un anus.
Les nématodes se déplacent dans le sol à la recherche de leurs proies pour les parasiter. Quand ils les trouvent, ils pénètrent dans le corps par les voies naturelles et multiplient à l’intérieur entraînant l’arrêt de leur alimentation en quelques jours puis leur mort. Au bout de 2 à 3 semaines, les nombreux nématodes qui se sont développés quittent les corps de leurs victimes pour s’attaquer à d’autres cibles, poursuivant ainsi l’action du traitement.
Les nématodes peuvent être utilisés préventivement ou en présence des ravageurs dans le sol. Il convient de vérifier que la température soit suffisante. Un sol humide facilite le déplacement des nématodes.
Plantes potagères et ornementales, gazon, roses, thuya, cyclamen, bégonia, géranium, hortensia.
On les trouve dans la nature, dans les eaux douces ou saumâtres et les eaux salées. Mais on peut également les acheter afin de lutter naturellement contre certains ravageurs du jardin.
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L’osmie (Osmia cornuta)
C’est un insecte pollinisateur.
Elle intervient au début du printemps jusqu’au milieu de l’automne
Cette espèce de grosse abeille rousse (il existe plus d’une trentaine d’espèces) doit sa particularité non pas à son aspect mais à sa capacité à résister à des températures assez froides, car elle est un des premiers pollinisateur, et intervient au début du printemps à des températures entre 12 et 14°C. Les osmies sont les premières pollinisatrices de l’année (surtout sur arbres fruitiers) car elles peuvent supporter des températures plus basses que l’abeille ou le bourdon.
On l’appelle également « Osmie cornue » (Osmia cornuta) car la femelle arbore deux « cornes » sur la tête. Leur taille est d’environ 15mm. Les femelles sont nourricières et installent un trou d’une taille précise.
Les larves éclosent assez vite, environ 6 à 7 jours après la ponte, et leur croissance dure quelques semaines. Les larves filent un cocon de soie jaune-brun en fin de croissance pour atteindre le stade adulte et agir activement dans les jardins.
Cet insecte butine avec assiduité les premières fleurs du printemps (notamment les fleurs des arbres fruitiers) pour se nourrir et pour fabriquer la pâtée de pollen et de nectar (comme le miel) qui nourrira ses larves.
La femelle pond ses œufs en enfilade dans une galerie choisie dans une branche creuse, un mur, etc. après une longue inspection du trou. Vous pourrez souvent l’observer sortant d’un trou de fenêtre en bois. Le fait de se rapprocher de plus en plus des habitations humaines est la conséquence d’un manque d’abris pour pondre ses œufs et passer les premiers froids. On la remarque de plus en plus dans les jardins car elle se plaît moins dans les zones rurales.
Les arbres fruitiers et les premières fleurs apparaissant au printemps.
Nous vous conseillons d’installer un hôtel à insectes avec des trous d’un diamètre d’environ6 à 8 mm pour accueillir ces insectes qui n’ont pas peur du froid. Elle s’installe également dans les coquilles abandonnées d’escargots, dans les bois morts, dans des pierres tendres, voire même dans le sol.
Hébergez-les ! Vous ne les trouverez que dans la nature ! Elles sont indispensables à la pollinisation de vos jardins et de vos arbres fruitiers. Elles se nichent dans des trous naturels ou déjà percés par l’homme. N’hésitez pas à construire un abri à insecte avec des tuiles ou des trous dans des branches d’un diamètre allant jusqu’à 10 mm, elles seront reconnaissantes et vous permettront d’avoir de belles fleurs et de beaux fruits ! Préservez les larves et ne les délogez pas des trous dans les fenêtres en bois, même si vous ne trouvez pas ça très ragoutant…
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Les papillons (Lepidoptera)
Ils peuplent nos jardins et nous enchantent par leur vol aérien. Ils revêtent de multiples couleurs bien souvent et ont plusieurs rôles dans l’écosystème du jardin. Leurs ailes sont des membranes recouvertes d’écailles qui prennent des couleurs très différentes d’une espèce à l’autre.
Ils disposent d’une sorte de trompe repliée qui leur permet, à l’âge adulte, d’aspirer le nectar des fleurs. Au repos, cette trompe est repliée en spirale, telle un serpentin.
Ils sont la base alimentaire de nombreux auxiliaires, ils ont un rôle pollinisateur, ils sont également des ravageurs (pour certaines espèces).
On peut constater de nombreux dégâts occasionnés par la chenille du papillon qui lors de son développement a des besoins nutritionnels importants. La plupart des chenilles sont malheureusement phytophages : elles consomment les feuilles de vos végétaux et peuvent occasionner de gros ravages dans les cultures (ex : la piéride du chou).
Les larves et les chenilles de papillons grandissent par à-coups, lors de mues successives, jusqu’à atteindre leur forme adulte. Elles ne sont pas encore dotées de cette trompe qu’elles développent au stade adulte, mais de mandibules acérées qui leur permettent de découper les feuilles et de se nourrir des végétaux.
Avec 165 000 espèces décrites, les papillons représentent environ 10 % des espèces animales connues au monde. Agents pollinisateurs, proies pour les oiseaux, les batraciens ou les chauves-souris, les 5 200 espèces de papillons (papillons de jour et papillons de nuit) de France jouent un rôle important dans le bon fonctionnement de la nature.
(source : Noé Conservation)
En effet, au stade larvaire (chenille) ou au stade adulte, ils sont dévorés par d’autres auxiliaires, dont ils sont la base alimentaire. Des oiseaux, araignées, libellules et autres les consomment pour assurer un équilibre. D’autre part, ils abritent également les larves d’insectes parasitaires comme les hyménoptères parasitoïdes, qui pondent directement dans leur corps.
Mais de nombreuses espèces sont considérées comme des ravageurs. En effet, les chenilles se développent en découpant et en ingérant les feuilles des végétaux. Les chenilles d’autres espèces peuvent attaquer jusqu’à l’intérieur de la plante en creusant des galeries qui ralentissent considérablement le développement de la plante.
Pour les attirer, privilégiez des espèces dont le nectar est riche et abondant comme la lavande ; laissez pousser des fleurs sauvages.
Attention DANGER : Certaines chenilles sont particulièrement dangereuses et lutter contre est obligatoire, comme pour les chenilles urticantes du « cul-brun », du « cul-doré » ou les chenilles processionnaires du pin et du chêne. Pour ces espèces en particulier, il ne faut surtout pas y toucher. Nous invitons les jardiniers amateurs à prendre contact avec des professionnels du jardin pour la mise en œuvre de traitement contre ces organismes nuisibles.
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Perce-oreille (également appelé Forficule) - (Forficula auricularia)
Petits insectes, pucerons, psylles, débris végétaux
L’été mais a une durée de vie d’un peu plus d’un an.
Le perce-oreille, également appelé le pince-oreille est un prédateur, un consommateur primaire et un décomposeur.
Cet insecte a souvent une très mauvaise réputation. On en comprendra aisément la raison car il lui arrive de se nourrir de plantules quand il n’y a plus suffisamment d’insectes à sa disposition.
Excellent prédateur des pucerons et des chenilles, cet insecte ne dépasse que rarement les 2 cm, il est recouvert d’une carapace brun-rouge et doit son nom aux pinces postérieures chez le mâle. Ce sont des armes défensives contre les petits prédateurs. Ils font également partie du régime alimentaire des oiseaux, lézards, musaraignes, etc.
Ils sont installés sur les plantes infestées par les pucerons et par les chenilles (insectes suceurs), ils sont en ce sens des auxiliaires. Ils ne sont actifs que la nuit et se cachent pendant la journée dans les crevasses du sol, sous les écorces de bois mort, entre les pétales de rosiers et dans le creux des fleurs. Les œufs sont pondus en été sous les écorces, les pots de fleurs, les pierres et même sur le sol. Les femelles n’abandonnent pas leurs œufs. Les jeunes sortiront à la fin de l’hiver. Il est très rare d’observer ce type de comportement chez les insectes qui une fois les œufs pondus s’intéressent essentiellement à leur recherche de nourriture.
Accidents de parcours :
Au plus fort de l’été, quand les arbres fruitiers regorgent de fruits bien mûrs, les perce-oreilles sont attirés par le sucre de ces derniers et peuvent s’attaquer à ces mets.
Ils font parfois des ravages dans les serres horticoles. Des moyens de lutte simples et efficaces existent sans pour autant les mettre en danger.
Ils sont naturellement dans les jardins, pas besoin d’en chercher, si vous ne les voyez pas le jour, sachez que si vous avez des rosiers, des arbres fruitiers ou même une petite serre, ils seront attirés par les ravageurs aussi présents.
La question est sensible selon le point de vue que l’on adopte. Si vous avez un grand verger, il est possible que vous soyez du côté des « antis ». Cependant, il existe des méthodes simples afin de les capturer et de les « maîtriser » sans leur nuire.
Un pot de fleur retourné et rempli de paille bien tassée, accroché à une branche, leur permet de s’installer l’été et l’hiver, afin d’échapper aux températures parfois très froides. C’est également un excellent moyen pour contrôler leur population. Quand l’été, vous observez qu’ils s’attaquent aux plantes, déplacez les pots vers des plantes sur lesquelles vous observez la présence de ravageurs (pucerons, chenilles, etc.). Des pots retournés au sol également sont parfaits pour les piéger ou leur servir d’abri pendant la journée.
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Les syrphes (Scaeva pyrastri / Episyrphus balteatus / Syrphus Corollae)
Les pucerons, les jeunes chenilles et les psylles.
De Mai à septembre
Les syrphes sont souvent confondues avec des guêpes de part leur couleur. Ce sont des petites mouches noires striées de jaune (d’où cette confusion). Elles sont particulièrement remarquables de part leur spécificité à maîtriser avec brio le vol stationnaire. Rassurez-vous, contrairement aux guêpes, elles ne piquent pas. Au contraire, elles s’attaquent à des insectes ravageurs.
Les couples de syrphes s'accouplent au printemps et la femelle dépose ses œufs sur une feuille, à proximité des pucerons. En une vie, le syrphe peut donner naissance à des milliers de larves, insectivores. Selon les espèces, il y a jusqu’à 5 générations par an, migratrices et qui sont capables de se déplacer à une très grande vitesse. Leur taille est comprise entre 9 et 15 mm à l’âge adulte.
Les larves et les adultes sont actives toutes l’année avec un pic du printemps jusqu’à l’automne. Cependant, les larves, en plein développement sont plus voraces que les adultes.
On les trouve dans les vergers, mais également les cultures légumières.
Les adultes et les larves sont des prédateurs énergétiques au printemps lorsque la température est supérieure à 15°C. Elles sont particulièrement actives en juin jusqu’à septembre sur les acariens des vergers sans traitement insecticide.
Ils peuvent absorber entre 400 et 700 pucerons au cours de leur développement larvaire. Leur efficacité se situe dans leur capacité gloutonne à s’attaquer aux colonies, et à tous ses individus, quelque soit leur stade de développement.
En trouver quelques spécimens dans la nature.
Laisser ou même aménagez un espace pour les orties, très appréciées par les pucerons qui attireront des syrphes. Les auxiliaires sont surtout présents en grand nombre si vous avez une invasion d’insectes dits ravageurs. En effet, les plantes attaquées par les pucerons par exemples dégagent des substances chimiques qui résonnent comme un appel pour les auxiliaires qui sont capables de cibler leur « intervention » sur les plantes touchées.
Leur laisser des abris en hiver pour qu'elles y hibernent : vieilles pierres, feuilles mortes, vieilles écorces…
Les syrphes sont vendus au stade larvaire ou au stade d'œuf, ce qui évite qu'ils s'envolent.
La dépose de ces larves doit se faire très délicatement, le plus près possible des colonies de pucerons, à l'aide d'un pinceau fin, pour ne pas blesser les larves.
Les syrphes sont des insectes volants et se nourrissent du nectar des fleurs. Privilégiez des plantes à fleurs dans vos jardins afin de les garder chez vous : cela leur permet à la fois de se reposer et de s’alimenter.
Crédit Photo: Société Scotts SAS
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