Il est donc nécessaire de compenser l’appauvrissement du sol en
enfouissant du compost ou un autre amendement organique équivalent.
On
l’incorpore, à l’automne, à la terre par un bêchage pour un traitement
de fond ou en l’étalant en surface du parterre ou autour des arbustes.
C’est une manière de recycler les déchets végétaux et les restes de
cuisine. Une tonne de déchet vert permet d’obtenir environ 500 kg de
compost.
L’humus ainsi produit suffit pour entretenir le taux de matière organique du sol.
- L’obtention d’un compost est le résultat du compostage, processus durant environ 6 mois, durant lequel vont se succéder trois phénomènes :
• Le premier est une dégradation aérobie intense qui va amener les résidus à l’état de compost frais. Il s’agit essentiellement de la décomposition de la matière organique fraîche à haute température (50-70°C) sous l’action de bactéries.
• Le deuxième est une perte de masse et de volume, due à la perte de matières, à l’évaporation de l’eau sous l’effet de la chaleur et au tassement.
• Le troisième est la transformation de ce compost frais en un compost plus mûr, riche en composés humiques ou fulviques par une fermentation moins soutenue. Ce phénomène de maturation, qui se passe à température plus basse (35-45°C), conduit à la biosynthèse de composés humiques par des champignons.
Les matériaux servant au compostage peuvent être variés :
- tontes des gazons et pelouses, qui apportent beaucoup d’azote ;
- feuilles d’arbres et arbustes (ne pas ramasser les feuilles atteintes de maladies : oïdium, rouille, taches noires etc., les brûler)
- mauvaises herbes (avant l’apparition des graines) ;
- les déjections des animaux de basse-cour (poules, lapins…) ;
- les litières animales ;
- les fleurs fanées ;
- épluchures de légumes et de fruits;
- coquilles d’oeufs ;
- cendres de bois qui contiennent un peu de potasse ;
- pailles de blé ou autre ;
- le marc de café est riche en azote et en oligo-éléments, les filtres biodégradables.
Eviter les restes de viandes qui attirent les rats et peuvent dégager des odeurs gênantes.
Il existe plusieurs types de composts selon les matières premières mélangées au départ et la manière de composter.
Un broyeur est un outil précieux pour la préparation des matériaux. Il permet de réduire la taille des déchets et des branches, ce qui accélère le processus de compostage.
Le compost vert obtenu à partir de végétaux issus de l’entretien des jardins (tontes, tailles, feuilles, élagages…).
Le compost de fermentescibles alimentaires obtenu à partir des déchets de l’alimentation (épluchures, marc de café,
coquilles d’oeufs…).
Le compost végétal est issu de matière(s) végétale(s), seule(s) ou en mélange, sans produits végétaux provenant de l’entretien des jardins, ayant subi un processus de compostage (exemples : paille, tourteaux, algues, marcs de raisin…), sans matières animales et/ou fumiers.
Le compost “maison” c’est celui que l’on obtient en mélangeant les déchets de l’alimentation et les végétaux ou parties de végétaux issus de l’entretien du jardin.
Plusieurs emplois sont possibles :
- comme amendement organique, le compost améliore la structure du sol et assure sa fertilité ;
- comme paillage, le compost permet de garder la terre humide et de limiter le développement des mauvaises herbes ;
- comme additif dans les supports de culture (terreaux…) pour les plantes d’intérieur et jardinières (en mélange et en quantité limitée) ;
- lors de la plantation des arbres et arbustes fruitiers et d’ornement.