Connexion extranet

Communiqué de Presse La clinique des Plantes - Avril 2016

Sur le site officiel de la Clinique, www.lacliniquedesplantes.fr, les jardiniers peuvent effectuer un diagnostic de santé de leur plante en toute autonomie en répondant à des questions simples et descriptives ou en se référant aux fiches « Plante », « Conseil » et « Diagnostic » présentent sur le site. Ils peuvent ainsi accéder à distance à des conseils pratiques et spécifiques selon la maladie et les symptômes visibles de leurs plantes.
Logo Clinique des Plantes
CP Clinique des plantes 21 Avril 2016 (Pdf, 692Ko)
 

Communiqué de Presse du 11 Mai 2016

Entre le 10 et le 12 mai, le Sénat statue sur l’avenir des produits phytosanitaires : inquiétude des professionnels 

L’UPJ tient à saluer la décision du Sénat de remettre les produits UAB en libre service, ce qui représente une grande avancée du projet de loi envers le secteur jardin. Cependant, elle regrette de n’avoir été que partiellement entendue puisque les produits à faibles risques n’ont pas été englobés dans cette décision
11052016 UPJ CP Article 51 V3 UPJ (Pdf, 331Ko)
 

Communiqué de Presse région Méditerranéenne - Février 2016

L’UPJ met en garde l’opinion contre la menace qui pèse sur les platanes, les palmiers, les chênes, ou encore les pins des régions méditerranéennes de la France.

05022016 UPJ Menaces vegetaux SudEst (Pdf, 419Ko)
 

Communiqué de Presse Région Nord Est Janv 2016

L’UPJ met en garde l’opinion contre la menace qui pèse sur les frênes, les buis et les marronniers du Nord-Est de la France.

21122015 UPJ CP region NordEst 2 (Pdf, 417Ko)
 

L’UPJ met en garde l’opinion contre la menace qui pèse sur les chênes, les buis et les marronniers du Nord-Ouest de la France. Maladies et ravageurs : quels sont les risques liés à la suppression des produits phytosanitaires ?

Paris, le 4 janvier 2016 – L’UPJ rappelle que la loi de Transition Energétique prévoit la suppression des produits phytosanitaires issus de la chimie de synthèse pour les collectivités dès 2017 et à partir de 2019 pour les particuliers. Quel en est le risque ? Favoriser la désertification des espaces urbains en faisant disparaître des espèces de végétaux vulnérables aux bio-agresseurs : maladies et ravageurs. 
Zoom sur les maladies et ravageurs présents dans le Nord-Ouest de la France 

 MG 1628 S’attaquant au chêne en se nourrissant de ses feuilles, la chenille processionnaire (voisine de la processionnaire du pin) provoque une défeuillaison importante. Surtout observable entre juin et juillet, elle peut être la cause d’un affaiblissement de la croissance de l’arbre. La processionnaire est par ailleurs allergène et très urticante pour l’être humain et les animaux. Bien qu’il existe des solutions de luttes dites « mécaniques » qui consiste à enlever le nid en le brûlant, l’aspirant ou le grattant, tout en étant équipé d’une protection intégrale, ou encore la solution utilisant la confusion sexuelle en utilisant des phéromones de synthèse comme piège, le traitement phytosanitaire reste la plus efficace
 
Jusque-là passé entre les mailles du filet grâce à sa robustesse, le buis, notamment utilisé pour ses propriétés ornementales, est depuis 2008 attaqué par deux maladies de dépérissement (Cylindrocladium buxicola et Volutella buxi) et un ravageur (la pyrale, un papillon nocturne). Ces espèces sont si envahissantes qu’entre 2013 et 2014, 28 nouveaux départements ont été touchés.
Le buis a une valeur patrimoniale considérable pour la France, terre originelle des jardins à la française dont l’arbuste est un élément central. Les jardins de Bois-Guilbert, situés à une demi-heure de Rouen, décrits comme des « jardins poétiques » sont connus pour les 70 sculptures réparties sur 7 hectares, les allées végétales constituées notamment de chênes mais aussi pour son impressionnant labyrinthe de buis. Tout près de Saint-Malo, les jardins de La Ballue mêlent tradition et originalité dans des jardins de style baroque italien et classique à la française où le buis est magnifié par l’art topiaire. Mais pour combien de temps ?
 
Tout aussi alarmant, les marronniers subissent quant à eux les attaques de la mineuse du marronnier, une chenille qui creuse des galeries dans les feuilles. Une maladie, le chancre bactérien du marronnier, est apparue peu après la venue de cette chenille en Europe. Il semblerait que les deux soient liées mais les scientifiques n’arrivent pas encore à le confirmer. Le marronnier, arbre imposant à la floraison esthétique, n’est pas seulement présent dans les forêts ; on le retrouve notamment dans les grandes allées en bordure de routes. En Normandie, à Joué-du-Plain, la perspective qu’offraient les 360 marronniers de l’allée de la Motte n’est plus puisqu’ils ont tous été abattus. Agés de 200 ans et tous malades, les marronniers n’ont pas pu être soignés et ont été remplacés par de jeunes hêtres, espèce qui est censée être plus résistante. 
Enfin, deux végétaux extrêmement invasifs, la renouée asiatique et la berce du Caucase prolifèrent dangereusement, éliminant la majorité des autres espèces qui les entourent. Au-delà des problèmes de prolifération, la berce du Caucase est toxique pour l’homme et responsable de terribles brûlures (jusqu’au 3ème degré) si elle entre en contact avec la peau. 
 
« Il est grand temps de se mobiliser pour sauver le paysage végétal du Nord-Ouest de la France constitué par les frênes, les buis et les marronniers car sans solution adaptée et efficace ces espèces sont amenées à disparaître comme ce fut le cas pour les ormes, rayés de la carte entre 1970 et 1990 suite à leur contamination par un champignon appelé la graphiose », déclare Guillaume Roth.
 
La méconnaissance de l’impact de la végétation sur les zones urbaines 
 
L’impact écologique des végétaux dans les villes et les jardins est positif. En effet les végétaux refroidissent et dépolluent. Retour sur ces effets incontournables : 
 
> Un refroidissement naturel. Comme le souligne le professeur en biologie végétale Jean-Marie Pelt, peu de personnes savent que « les végétaux transpirent et refroidissent le microclimat de nos jardins, limitant ainsi les effets délétères des canicules, que nous subissions depuis quelques années ». Ce processus d’évapotranspiration refroidit l’atmosphère de façon si efficace qu’en été une zone recouverte de pelouse sera de 6 à 9°C moins chaude que les zones bétonnées. Dans un contexte de réchauffement climatique, cet effet des plantes est non-négligeable et apporte un réel confort de vie aux habitants tout en étant une source importante d’économies d’énergie
 
> Une dépollution avérée. Il est de notoriété publique que les zones urbaines sont principalement polluées par le trafic routier et les moyens de chauffage. Le professeur Jean-Marie Pelt ajoute qu’au-delà du refroidissement « les végétaux fixent aussi le gaz carbonique de l’air émis par les combustibles fossiles, directement issus de nos utilisations »4 (chauffage, trafic routier, productions d’usine, etc.). C’est donc grâce à la photosynthèse que les plantes absorbent du gaz carbonique puis rejettent de l’oxygène dans l’air. Aussi les végétaux jouent un rôle capital pour améliorer la qualité de l’air que nous respirons (plus d’oxygène et moins de CO2). Dans une étude, la Société Française des Gazons précise qu’un hectare de gazon produit l’oxygène nécessaire à 150 personnes et capte une quantité de CO2 équivalente aux émissions d’environ 30 automobiles.
 
« Aujourd’hui, les urbanistes et les jardiniers qui pensent la ville de demain se voient contraints d’abandonner les végétaux et de les remplacer par des jardins minéraux, à l’aspect gris et lunaire, ou des gazons synthétiques. », déplore Jacques My, Directeur Général de l’UPJ. 

Une loi aux échéances prématurées qui oublie le temps de la reconversion 
Le mois dernier, Guillaume Roth questionnait l’intérêt du vote de l’article 68 de la loi relative à la transition énergétique en rappelant que les professionnels du secteur jardin étaient « dans une démarche positive, concrète et efficace ; cette interdiction est une punition injuste et accablante». En effet, entre 2008 et 2013, en dehors de toute obligation législative, les volumes de substances actives avaient diminué de 25% dans les jardins et les espaces publics, preuve concrète des efforts entrepris par la profession. De plus, les produits dotés de la mention EAJ résultent depuis 15 ans d’efforts de R&D qui ont permis de ne mettre sur le marché que des solutions sécurisées et spécialement adaptées aux besoins des jardiniers. 
 
L’UPJ s’étonne que la France, pays d’accueil de la COP 21, soit capable de prendre des décisions si restrictives et hâtives d’autant que les alternatives naturelles aux produits phytosanitaires n’existent pas toujours. Par ailleurs, il n’est pas inutile de rappeler que « naturel » ne veut pas obligatoirement dire sans danger pour l’environnement et la santé, et que de nombreux produits de synthèse ont justement été créés pour en pallier les limites écologiques et sanitaires.
 
De plus, il est mensonger de mettre en avant la possibilité de résoudre tous les problèmes de santé des plantes sans les produits de synthèse et irréaliste de faire croire que l’entretien du jardin sera aussi facile, rapide et efficace. L’UPJ refuse l’opposition « naturel » versus « synthèse » et promeut l’alliance de ces produits évalués et dûment homologués qui, dans leur complémentarité, sont à l’heure actuelle l’unique solution pour à la fois entretenir les jardins et lutter contre les maladies et ravageurs. 
 
Engagée pour un jardinage responsable et respectueux de l’environnement, l’association de professionnels rappelle que la France applique la directive européenne6 de la manière la plus coercitive qui soit. Contrairement aux autres Etats membres, qui mettent en oeuvre une politique d’utilisation durable, les parlementaires français ont voté une loi visant à aboutir au « zéro phyto » à des échéances si courtes qu’elles ne laissent pas le temps de mettre en place des alternatives appropriées. 
 
Pourtant nous savons qu’il faut 10 ans pour créer un nouveau produit adapté. Aussi les délais à 2017 pour les collectivités et 2019 pour les jardiniers amateurs ancreront des problématiques de santé végétale déjà très préoccupantes, notamment pour le buis, les platanes, les frênes, etc. Cela équivaut à condamner de nombreuses espèces.
 
« L’avenir des villes européennes est dans la végétation plantée et entretenue. Nos villes sont de plus en plus polluées. Mais, en supprimant les produits qui aident au développement des plantes et des arbres sains, les parlementaires ont voté la dégradation des conditions de vie des urbains, qui apprécient les espaces verts. Véritables poumons dépolluants, ils offrent des sas de détente et de loisirs tout en améliorant la santé des habitants au quotidien. », conclut Guillaume Roth.

Contact Presse:
Emilie Astorg - UPJ - 01.53.69.60.94 / 06.26.52.54.30 - emiliebasuyau@upj.fr
Anne-Lise Villet - A+ Conseils : 01.47.27.00.14 / 06.28.47.30.01 - anne-lise@aplusconseils.com

04012016 UPJ CP region NordOuest (Pdf, 563Ko)
 

L’UPJ dénonce la différence de traitement entre le monde agricole et les jardins et espaces verts

 MG 1609
Paris, le 8 octobre 2015 – Le 18 août dernier, la loi relative à la Transition énergétique pour la croissance verte a été publiée.
En un seul article incongru (art. 68), tous les efforts de sécurisation et de mise à disposition de solutions adaptées pour la protection des plantes en zones non agricoles ont été balayés !
L’objectif est l’interdiction pure et simple de l’utilisation des produits de synthèse à partir de 2019 dans les jardins et dès 2017 pour les collectivités. Pourtant, depuis des mois, l’UPJ (Union des entreprises pour la Protection des Jardins et des Espaces Publics) a mis en garde contre les conséquences d’une telle décision, sans jamais avoir été entendue par les politiques… Aujourd’hui encore, l’association revient sur cette loi qui pénalise les jardiniers amateurs et les collectivités locales tout en ignorant les plus gros utilisateurs : les agriculteurs. 
  • Un combat mené contre les mauvaises cibles
Guillaume Roth, Président de l’UPJ, veut « faire entendre la voix des professionnels du secteur jardin afin d’avoir une vision juste des problématiques jardin actuelles et des conséquences inhérentes à l’interdiction des produits phytosanitaires ». Le questionnement est simple : s’il existe un problème de produits dits « pesticides » sur notre territoire, pourquoi le gouvernement ne vise-t-il pas aussi les agriculteurs ? Il est de notoriété publique qu’ils en sont les plus gros consommateurs.

Il est vrai qu’il est plus aisé de s’attaquer aux petits utilisateurs et aux collectivités qui se retrouveront sans ressources face à certaines problématiques de santé végétale. Pourtant, jardiniers amateurs et collectivités locales sont les bons élèves et ne représentent qu’une infime partie des quantités de produits utilisés sur le sol français.
Sur l’ensemble du territoire, l’utilisation de produits phytosanitaires par le secteur agricole a augmenté de 5% entre 2009 et 2013 et de 9,2% entre 2012 et 2013. Mais, si nous nous intéressons aux zones non agricoles, sur les mêmes périodes l’utilisation a respectivement baissé de 3,4% et de 7,9%  ! 

Pour Jacques My, Directeur général de l’UPJ, « il aurait été plus utile d’engager un véritable processus d’accompagnement volontaire au lieu d’ajouter des pressions supplémentaires aux seuls utilisateurs non agricoles qui étaient sur la bonne voie ». En effet, la réduction des volumes de substances actives avaient diminué de 25% entre 2008 et 2013 : cela démontre les efforts conduits par la profession sans arsenal législatif. 
L’UPJ a toujours insisté sur les efforts fournis et les évolutions concrètes au sein du secteur jardin. L’efficacité ne se mesure pas aux mots, aux promesses ou aux choix arbitraires faits par le gouvernement mais aux résultats visibles : « Nous étions dans une démarche positive, concrète et efficace ; cette interdiction est une punition injuste et accablante pour le secteur jardin », martèle Guillaume Roth. 
  • Un fiasco sanitaire et économique…  
En tant qu’association de professionnels, l'UPJ a toujours souhaité enrichir le débat autour d’un jardinage responsable et respectueux de l’environnement. Dans ce contexte, l’association a présenté en juin dernier son rapport « Avenir Jardin », assorti de trois propositions concrètes , propositions qui n’ont jamais été examinées. Il est également déconcertant de croire qu’en interdisant ces produits aux jardiniers, les ravageurs feront le distinguo entre un jardin, un espace vert et une zone cultivée. Finalement, cela revient à ramener des ravageurs dans les jardins, leur offrir une porte d’entrée vers les cultures et mettre en péril toute une filière (production végétale, semences, plants, matériel d’entretien, etc.) déjà fragilisée.
Aujourd’hui l’UPJ tire la sonnette d’alarme : il est faux et inconscient d’affirmer que l’exclusion de toute solution de synthèse est une solution viable et saine pour le futur des jardins. 

L’UPJ continue son combat en refusant l’opposition entre les produits de synthèse et les produits naturels. La solution ne réside en aucun de ces produits séparément mais en leur complémentarité. D’ailleurs, de nombreux produits de synthèse ont été créés dans le but d’améliorer les performances des produits naturels et de réduire leurs impacts sur l’environnement. Et il est avéré que certains produits naturels ont un classement sur la santé et l’environnement plus important que leurs « cousins » de synthèse. 
En outre, il faut 10 ans pour créer de nouveaux produits : le délai laissé par la loi est manifestement insignifiant.
  • …au service d’un coup politique
L’interdiction publiée le 18 août dernier a tout de la tactique politicienne. Economiquement, l’interdiction d’utilisation des produits phytosanitaires est dangereuse. L’AMF (Association des Maires de France) a récemment alerté sur les conséquences de la baisse drastique de 30% des dotations allouées par l’Etat aux communes : « Cette amputation est inéquitable, insoutenable pour les communes et intercommunalités et aura de graves conséquences sur l’activité économique des territoires » . Dans ce contexte, il est utopique de croire que les communes pourront absorber la dépense supplémentaire que représente, dans la majorité des cas, le « zéro phyto ». Après plusieurs années, seules quelques dizaines de communes sur les 36 000 que compte le territoire français, ont atteint le niveau ultime de la charte « Terre Saine ». Cela démontre bien les limites des capacités des collectivités à modifier leurs pratiques dans un contexte de baisse des dotations de l’Etat.
De plus, sur le plan humain, l’interdiction met en péril environ 2000 emplois directs, amenant des difficultés sociales associées à la perte d’activités. 

L’UPJ regrette de ne pas avoir été entendue, notamment par Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, qui n’a jamais souhaité recevoir l’association afin de débattre autour de ce sujet. Cela est d’autant plus problématique que nos politiques continuent de véhiculer une image erronée de produits qui restent souvent les seules solutions pour sauver certaines espèces : buis, palmiers, platanes, etc. Devrions-nous laisser disparaître notre patrimoine végétal sans réagir ?

Pour Jacques My, « cela est d’autant plus dommageable que la reconversion qui était en marche aurait pu être réussie. Nous représentons un secteur qui a fait beaucoup d’efforts et dont les parlementaires refusent de reconnaître les avancées très prometteuses. En voulant donner l’impression de régler le problème des « pesticides », ils se sont attaqués à la cible la plus facile au mépris des efforts conduits. »

Contact Presse: Emilie Astorg - 06.26.52.54.30 - emiliebasuyau@upj.fr

 

Adoption du projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte : l’UPJ alerte sur les conséquences passées sous silence

Paris, le 22 juillet 2015, le projet de loi sur la Transition Energétique pour la croissance verte a été adopté en dernière lecture par l’Assemblée Nationale. Concernant les produits phytosanitaires, l’article 18 bis a été voté avançant l’interdiction d’utilisation à 2017 pour les collectivités et 2019 pour les jardiniers amateurs.

LTE image
  • Une décision prise à la hâte et sans concertation
L’adoption du projet de loi est incompréhensible pour les élus locaux et les fabricants de produits jardin, surtout que ces derniers avaient déjà été au centre des améliorations contenues par la loi « Labbé ». Les professionnels réunis autour de Jacques My, Directeur général de l’UPJ, « regrettent cet acharnement lourd de conséquences » et déplorent que les parlementaires n’aient pas pris en compte la réglementation française actuelle : « Les produits de jardin pour les amateurs sont déjà évalués et homologués (impacts sur l’environnement et la santé) par les autorités compétentes avant leur mise sur le marché et aucun produit dangereux pour la santé n’est donc mis en vente ». Rappelons que près de 50% des produits jardin sont des prêts à l’emploi dilués à plus de 80% par rapport aux produits destinés au monde agricole. Dans ce cas, faudrait-il aussi interdire l’utilisation de ces produits aux agriculteurs ? 

Pour l’UPJ il est important de rappeler que les professionnels se sont déjà engagés dans un processus de réduction d’utilisation des produits phytosanitaires afin de diminuer leur impact sur l’environnement. Comme le précise Jacques My, « entre 2008 et 2013, la réduction des volumes de traitements chimiques dans les espaces publiques s’élevait à 25% ». Une fois de plus, le gouvernement se positionne en gendarme et non en pédagogue. Il est plus que dommageable que cette loi fasse fi des avancées et progrès enregistrés. 

L’absence de concertation est elle aussi incompréhensible. Bien que sollicitée à plusieurs reprises, Madame la ministre Ségolène Royal a toujours refusé de recevoir et d’échanger avec les professionnels du secteur autour des problématiques phytosanitaires.  
  • Les bienfaits de la synthèse niés, les limites du naturel oubliées
« Les parlementaires ont été aveuglés par le dogme opposant la chimie au naturel », explique Guillaume Roth, Président de l’UPJ. En effet, depuis des mois l’UPJ tient à tempérer la systématique opposition entre chimie et naturel : aucune des deux solutions n’est parfaite. Il est primordial de se préoccuper de l’environnement et de la santé, mais cela ne doit pas se faire à l’emporte-pièce. N’oublions pas que beaucoup de produits de synthèse ont été créés dans le but de pallier les insuffisances des produits naturels et/ou d’en réduire les impacts environnementaux. Il est d’ailleurs avéré que certains produits naturels ont un classement toxicologique plus lourd que leur double synthétique. 
  • Un combat utile qui nécessite du temps 
Guillaume Roth rappelle que « décréter arbitrairement une date n’est pas une avancée ». Dans deux ans, les produits phytosanitaires ne seront plus vendus et donc plus utilisés, mais quels seront les produits de remplacement ? Trouverons-nous des moyens de combattre la forte émergence des nouveaux ravageurs et maladies ? A l’échelle scientifique, où l’on estime à 10 ans la création de nouveaux produits, le délai de 24 mois semble dérisoire pour mettre en place une transition efficace et la reconversion des fabricants. 

Pour Jacques My, « On ne peut pas se réjouir de cette décision qui engendrera la disparition des solutions pour protéger et soigner les végétaux ». A cela s’ajoute la mise en péril immédiate de 2 000 postes dans des zones où l’accès à l’emploi n’est pas évident.  Enfin, les solutions dites alternatives - comme le désherbage à l’eau chaude ou l’utilisation de la binette - ont un coût non négligeable et les collectivités devront augmenter leur budget dédié à l’entretien de leurs espaces verts, ce qui sera difficile pour les plus petites d’entre elles. 

L’UPJ a toujours œuvré pour la prise de mesures efficaces dans l’optique d’un jardinage responsable à la fois en faveur du secteur et de l’environnement.  Pour cela, l’association de professionnels a proposé des solutions concrètes dans son rapport Avenir Jardin

Dommage que ces solutions n’aient pas été lues. 

Contact Presse: Emilie Astorg - emiliebasuyau@upj.fr - 01.53.69.60.94

20150723 CP UPJ TE VDEF (Pdf, 441Ko)
 

L'UPJ présente "Avenir Jardin", le premier rapport complet qui apporte des solutions concrètes aux problématiques jardin actuelles

Paris - le 25 juin 2015

L'UPJ, en collaboration avec l'association Promojardin, a réalisé un rapport intitulé "Avenir Jardin" afin de répondre aux récentes sorties médiatiques de Ségolène Royal et de nuancer le débat actuel autour de l'interdiction d'utilisation des produits phytosanitaires.
En effet, au cours de son passage remarqué à Jardiland le 16 juin dernier, la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l‘Energie, a annoncé « vouloir interdire la vente libre du Roundup, du glyphosate et des pesticides à partir du 1er janvier 2016, via un amendement à la loi de transition énergétique ».
Couv Rapport UPJ VDEF « Dépassionner le discours portant sur les produits de protection des jardins d’amateur et proposer une approche qui va au-delà du dogme opposant la chimie au naturel », tel est l’objectif du rapport Avenir Jardin, présenté ce matin en conférence de presse par l’UPJ, explique Guillaume Roth, Président de l’UPJ. 

Cela fait des mois que - dans le contexte du projet de loi sur la Transition énergétique - l’UPJ se soucie de faire entendre les voix des professionnels du secteur ; non pas pour freiner les évolutions, qui doivent être faites mais bel et bien pour que l’ensemble des parties en présence s’expriment et que les citoyens puissent avoir une vision objective des enjeux et conséquences à long terme. 
Pour ce rapport, les acteurs du secteur jardin ont mesuré l’impact de la suppression des produits phytosanitaires visés par l’article 2 de la loi Labbé d’ici à 2022. Le résultat n’apaise pas leurs inquiétudes, notamment autour de la problématique de lutte contre les bio-agresseurs et les espèces végétales et animales réglementées.  
  • Stop au clivage produit naturel versus produit de synthèse !
Actuellement, il est certain que la protection de l’environnement ne se fera pas par le tout naturel, aussi la recherche propose des produits efficaces les moins impactants possibles. Il est important de souligner que, dans un contexte d’émergence constante de nouveaux ravageurs il faut en moyenne 10 ans pour développer un nouveau produit. Il est donc impensable,  Madame la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l‘Energie, de se passer complétement de l’utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national dans les jardins et les espaces publics. 
Depuis 2000, sur les 18 nouveaux ravageurs (bactérie, insecte, champignon, etc.) recensés dans les zones non agricoles, 10 n’ont aucune mesure de gestion réglementaire et 4 nécessitent une lutte obligatoire . Comme le souligne Guillaume Roth : «La chimie de synthèse n’est pas l’ennemi du naturel, elle le renforce et pallie ses limites. L’idéal reste l’alliance entre méthodes traditionnelles et alternatives, puisque les produits phytosanitaires sont aujourd’hui les seuls remparts contre des maladies du buis et les interdire reviendrait donc à laisser ces maux se propager ». De plus, de nombreux produits de synthèse ont été créés pour améliorer les naturels existant afin de réduire leurs impacts sur l’environnement. Aussi, l’origine d’un produit (naturelle ou de synthèse) ne préfigure pas de son classement et donc de son impact sur l’environnement et la santé. 
  • 2022 : une date choisie arbitrairement 
2022 n’est pas une date scientifiquement pertinente et il est légitime de se demander en quoi elle est appropriée et répondrait donc aux échéances des problématiques actuelles. 
De plus, l’interdiction prévue par le plan Ecophyto 2 laisse entendre que les professionnels de l’entretien des espaces publics sont des « pro-phyto » et ne prend pas en compte le processus d’amélioration déjà engagé depuis 1990, date à laquelle les fabricants de produits jardin ont mis en place de nombreuses mesures comme : 
baisser la concentration de substance active des produits
proposer des produits prêts à l’emploi
sécuriser les emballages 
réduire la taille des emballages afin qu’ils soient adaptés à la superficie des jardins. 
Comme le rappelle Jacques My, Directeur Général de l’UPJ : « Les produits de jardin pour les amateurs sont déjà évalués et homologués (impacts sur l’environnement et la santé) par les autorités compétentes avant leur mise sur le marché et aucun produit mettant en danger la santé n’est donc mis en vente ». Comme tout processus, celui-ci demande du temps pour que la transition soit totale et touche toutes les parties concernées (modification des pratiques, nouvelles compétences à développer, réorganisation du travail, etc.).  


Propositions concrètes de l’UPJ pour aboutir à une sécurisation accrue du jardinage 
Vente des produits de jardin dans un espace réservé, seuls les produits ne disposant pas de pictogramme de danger seraient mis en libre-service
Développement et mise sur le marché de plus en plus de produits ne présentant pas de risque pour la santé et l’environnement
Pédagogie auprès des jardiniers amateurs afin qu’ils sachent qu’il existe des produits moins dangereux en libre-service et se détournent ainsi naturellement des produits classés.

CALENDRIER DU PROJET DE LOI :
En mai 2014, la loi 201-110 dite « Loi Labbé » prévoyait l'interdiction de l’usage des produits phytopharmaceutiques dans les jardins publics à horizon 2020. Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, est intervenue sur deux textes, celui de la biodiversité et celui sur la transition énergétique, afin d’avancer au 31 décembre 2016 cette interdiction visant à mieux encadrer l'utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national. En séance du vendredi 13 février, les sénateurs ont adopté l'article 18 bis de ce projet de loi, dont l'amendement 814, qui complète la loi du 6 février 2014 par une interdiction pour les personnes publiques d'utiliser des produits phytosanitaires pour l'entretien des voiries.
Entre le 9 et le 17 juillet 2015, une nouvelle lecture en séance publique aura lieu. 

Contact A+ Conseils:
Christelle Alamichel
01 47 27 00 14
06 31 09 03 83
christelle@aplusconseils.com

Anne-Lise Villet
01 47 27 00 14 
06 28 47 30 01
anne-lise@aplusconseils.com

Contact UPJ:
Emilie Basuyau-Astorg
01 53 69 60 94
06 26 52 54 30
emiliebasuyau@upj.fr



20150625 UPJ CP Rapport Avenir jardin VDEF (Pdf, 401Ko)
Rapport UPJ 250615 VDEF (Pdf, 1166Ko)
Synthese Rapport UPJ VDEF (Pdf, 445Ko)

Télécharger tous les documents dans un fichier compressé